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lundi 9 avril 2012

Pâques au rythme des bottes au Nord-Kivu

Les nord-kivutiens ont passé Pâques dans un climat de peur et de violence. Il est signalé dans tous les coins de la province une série d'incidents violents qui ont fait vite de ressusciter les souvenirs encore frais des rébellions.

A Goma, un couple a été attaqué dans la matinée de ce dimanche de Paques. Madame Muhozi Jeanne, commerçante bien connue dans la ville, et son mari Valentin Twagirayezu ont vu des hommes armés faire irruption dans leur parcelle vers 8heures, tirer plusieurs balles, avant de monter tranquillement dans leur 4x4 et de s'évanouir dans la nature. Le couple a survécu, mais ils sont actuellement en soins dans un hôpital de la place, car ils sont grièvement blessés.

Pendant ce temps, à Bunagana, petite ville située à une centaine de kilomètres au nord de Goma, à la frontière avec l'Ouganda et ancien bastillon du CNDP de Nkunda, des affrontements violents ont opposé dans la matinée les dissidents du 805 ème Régiment dirigés par le Colonel Innocent KAHINA aux FARDC (Forces armées de RD Congo). La cité serait tombée entre les mains des dissidents avant d'être reprise à la mi-journée grâce à une intervention partie de Rumangabo, et conduite par le royaliste colonel Yav. La population a dû fuir vers l'Ouganda voisin. Aucun bilan de ces affrontements n'a été fourni. On sait par contre que ces mutins qui étaient basés à Rutshuru (camp de Nyongera, près de Kiwanja) ont la veille pillé le dépôt de munitions et brûlés ce qu'ils n'ont pas pu emporter, avant de prendre le chemin de Bunagana, via le groupement de Busanza.

A Walikale, des affrontement sont signalés sur plusieurs fronts, à Kibua, Isangi, et dans d'autres villages entre des FDLR et la milice Rahiya Mutomboki, et entre les FARDC et la milice des Guide. Comme toujours, la population est obligée de se réfugier dans la forêt et dans la province voisine du Maniema. A Masisi, dans le groupement Ufamandu, la société civile signale le massacre de plusieurs personnes par des hommes en arme et appelle les autorités militaires à parer à la carence de militaires royalistes dans le milieu.

A Butembo, dans le grand-nord, la population a enterré Monsieur Zawadi Kambale, fameux gardien de but d'une équipe de foot locale, qui a été assassiné la veille de Pâques. Tableau sombre pour une journée normalement somptueuse, et pire, les lendemains du nord-kivu sentent davantage des bruits de bottes. Pendant ce temps, il y en a de nos foutus dirigeants qui sabrent le champagne, insouciants !

vendredi 6 avril 2012

Le Gouverneur Julien P. KAHONGYA : un drôle de génie !


Avril 2012. La saison des pluies bat son plein à Goma. La nuée de poussière jaune dans laquelle vit le million d’habitants de la capitale provinciale du Nord-Kivu depuis plus d’une année est momentanément remplacée par la boue, les marres d’eau, des milliers de nid-de-poule sur ce que nous appelons pudiquement des « routes », et des immondices que drainent les torrents d’eau à leur passage.

Notre Gouverneur se nomme Julien PALUKU KAHONGYA. Il est en place depuis 2007 comme premier gouverneur élu du Nord-Kivu, et naturellement, il a sa résidence officielle dans la ville. A Goma, tout le monde sait quand le Gouverneur passe : 4x4 aux vitres teintées roulant à 100km à l’heure, convoi de policiers armés jusqu’aux dents, phares allumées, klaxons à tue-tête, sirènes… Si vous avez le malheur de vous trouver sur la voie, vous vous trouvez enveloppé dans une nuée de poussière ou alors éclaboussé de boue et d’eau sale selon qu’il a plu ou que le temps est sec.

Ça doit lui faire un drôle de spectacle à lui, hein ! Tous ces gens qui s’arrêtent à son passage, la main collée au nez ou le dos tourné ; les motards qui chancellent sur leurs engins instables, les badauds qui accourent, les policiers de roulage au garde-à-vous, … Vous savez, la sensation d’un pilote professionnel zigzaguant dans le désert au volant de sa jeep 4x4 !

Attendez ! Il se peut que je me trompe. Notre Gouverneur a dû lire la constitution et connaît ses attributions et ses responsabilités au bout des doigts. Il a la mémoire fraiche et se rappelle sûrement les promesses faites à ses électeurs lorsqu’il demandait leur vote. Je suis sûr qu’il a un poste radio et un écran de télévision grâce auxquels il est quotidiennement au parfum de l’actualité de sa juridiction ; il a des services et des conseillers qui l’informent des humeurs et des attentes de sa population. Et puis il a voyagé. Il a beaucoup sillonné le monde, Monsieur Kahongya : Corée du Sud, Etats-Unis d’Amérique, France, Allemagne, Afrique du Sud, … Il a des éléments de comparaison entre la situation de ses administrés et celle des autres peuples à travers le monde.

Ainsi, il a lancé il y a de cela plus d’une année les « travaux de modernisation de la voirie urbaine de Goma », en grande pompe, à bord d’un bulldozer, devant caméras et curieux. Et depuis plus d’une année, les résultats sont là, flatteurs pour lui : Goma a les allures d’un véritable désert. Je crois que son ambition était de faire de la ville touristique une destination de premier choix pour les randonneurs du désert et, avec quelque chance, de ravir l’organisation du rallye Paris-Dakar à Buenos-Aires. Pas mal !

Une idée saugrenue : des passerelles au-dessus de la boue

En attendant l’arrivée des compétiteurs internationaux, notre lutin de Gouverneur vient d’imaginer une astuce pour « épargner les piétons de Goma d’accidents et autres inconvénients d’une circulation intense » : la construction de passerelles pour piétons sur les principaux carrefours de la ville. Il s’agirait d’une espèce de pont métallique, à 6 mètres de hauteur, dont le coût serait de quarante mille dollars (chez nous tout se compte en dollars, hein !).

Bon ! Je vais m’arrêter là de faire le Mamman. Je déteste les ironies. En fait, notre Gouverneur est incapable de mener au bout le « chantier » des routes de la ville, lui qui a rasé sans réfléchir le vieux et maigre héritage des années Mobutu. Comme s’il ne connaissait pas la constitution, il attribue la responsabilité au gouvernement central. Ce dernier garde un silence de mort sur la question. Peu avant les dernières élections, l’entreprise chinoise qui est censée exécuter les travaux avait asphalté en toute hâte quelque 2km de route, à partir de la frontière rwandaise jusqu’au centre ville, sans doute pour apaiser la population. Depuis, plus rien. Ou presque.

De nombreuses fois des franges de la population se sont levées pour réclamer la poursuite ces travaux, dénonçant les conséquences du mauvais état des routes de Goma sur la santé des personnes, la marche des affaires, et même l’image de la ville et du pays, mais soit on les a réprimé violemment, soit on s’est empressé de les traiter d’ennemis de la paix et de leur coller des étiquettes politiques ou ethniques de toute sorte.

L’Union Européenne a récemment déclaré qu’elle était prête à financer la construction de 30km de routes à Goma, à condition que les autorités congolaises mettent de l’ordre dans les choses (il y a des choses que les diplomates ne disent pas en public, et des mots qu’ils évitent tout simplement !). Au lieu de cela ; au lieu de « mettre de l’ordre », d’éclairer la population sur les raisons de l’arrêt des travaux confiés aux Chinois, de faire ce qui est en son pouvoir pour que les routes de Goma soient construites rapidement, Monsieur KAHONGYA opte pour des parades et des échappatoires « en l’air ». Une passerelle, c’est bien beau. Mais pas au-dessus de la boue ! Encore qu’à l’endroit où il va faire construire cette passerelle, il est de l’avis de nombreuses personnes qu’un rond-point conviendrait mieux et suffirait.

Je ne sais pas ce qu’il en est de la responsabilité du gouvernement central. Ce qui est sûr c’est que la construction des routes d’intérêt provincial et local est de la compétence exclusive des exécutifs provinciaux, d’après l’article 204 Points 11 et 24 de la constitution. Les provinces ont le droit de retenir à la source 40% des recettes réalisées dans leur ressort, justement pour la conduite de tels projets. Si cela n’est pas fait, il est de mon avis que la responsabilité incombe avant tout au Gouverneur, et il ne peut pas tirer des excuses de sa propre incompétence ou son irrespect de la constitution. Il peut à tout le moins démissionner pour montrer qu’il n’est pas d’accord avec ceux qui, au niveau central, violent la constitution et l’empêchent de mener à bien sa politique.

Mais le fait est qu’ils sont tous les mêmes, gouvernement central et gouvernement provincial. Ils ont d’autres préoccupations que le bien-être de la population. La loyauté du gouverneur vis-à-vis du Président de la République est nettement plus importante à ses yeux que celle, dérisoire, vis-à-vis de ses gouvernés. En conséquence, ces derniers sont sacrifiés, à l’autel des intérêts et des calculs individuels, des alliances politiques et des influences transcendantes.

On aura tout vu…

Dans son discours à l’occasion du lancement en grande pompe (comme toujours) de ce projet aussi fou qu’irréfléchi, notre génie de Gouverneur n’a pas manqué de souligner que l’idée lui avait été inspirée lors de ses voyages à l’étranger. Pathétique, vous ne trouvez pas ! Où a-t-il vu une passerelle au-dessus d’une piste qui ressemble plus à une carrière de mines qu’à une route ? A Séoul, à Washington, à Durban ? Ah ! Peut-être bien à Kinshasa, chez ses mentors…

J’espère seulement que les Congolais comprennent ce que tout ceci signifie : on se moque de nous.  Cher compatriote, pire que de ne pas dénoncer ce genre de politiciens, c’est de les reconduire au pouvoir ou de flatter leur ego en applaudissant leurs discours. N’attendez pas que Son Excellence se confesse : ne vous a-t-on pas dit que le ridicule ne tue pas ! Surtout lorsqu’il s’agit de politiciens Congolais…


mercredi 4 avril 2012

La politique « au nom » des communautés : quelle bassesse !

(Note de l’auteur : J’exprime ce que je crois, en âme et conscience. Je ne suis tributaire de personne, et je ne défends que la vérité et l’objectivité, tant pis si cela froisse certains. Vous n’êtes pas d’accord avec moi ? Au lieu de m’en vouloir, vous seriez honoré de me contredire, de me faire des remarques ou des corrections, d’élargir le débat… C’est cela la culture des gens civilisés !)

Un mal Congolais

En RDC, les politiciens de tous bords ont coutume d’instrumentaliser les communautés tribalo-ethniques pour réaliser leurs plans machiavéliques, ou les monter contre les communautés sœurs. Pour eux, seule la fin importe. Les conséquences, ils s’en moquent, d’autant d’ailleurs qu’eux-mêmes et leurs proches directs sont souvent à l’abri lorsque le pire se produit.

Les dernières élections (novembre 2011) n’ont pas échappé à cette règle, quoique quelques signes d’une prise de conscience par une certaine population du danger que comporte la « communautarisation des problèmes » politiques aient été constatés. On a vu ou entendu des politiciens faire leurs calculs en fonction de l’importance numérique de leur tribu ; des partis politiques monolithiques ; des discours à la gloire de tel groupe et la calomnie de tel autre ; etc.  

D’emblée, qu’il soit entendu que je ne nie pas l’existence des tribus ni le droit qu’a toute personne de s’identifier à un groupe ou à un autre. Ce que je trouve ignominieux et ridicule, c’est d’exploiter les tribus à des fins politiques, ou encore de prendre l’opinion d’une personne ou d’un groupe restreint de personnes pour en faire celle de toute une communauté.

Des conséquences tragiques  

Ce jeu malsain et cynique a conduit aux pires tragédies dans l’histoire du monde. Ces dernières années, la région des grands lacs et la RDC ont eu leur part d’expérience funeste. (On est au mois d’avril : le 6 avril 1994, une horreur sans nom s’est abattue sur le Rwanda voisin, et a débouché sur les massacres d’un million d’âmes, souvent innocentes, et engendré d’autres conséquences politiques et humanitaires dont on peine encore à se remettre, 18 ans plus tard). Mais on dirait que les gens ont la mémoire courte…

Ce n’est pas la «communauté » Tutsi prise dans le piège

J’ai lu hier une lettre ouverte datée du 15 mars 2012, adressée par « la communauté Tutsi du Nord-Kivu » à Monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, au sujet de l’affaire Bosco Ntaganda. Je ne trouve pas les mots justes pour dire combien le contenu de cette lettre m’a scandalisé ! Sans revenir sur les nombreuses incorrections et le caractère trop léger à mon goût pour une lettre adressée à une autorité d’un tel rang, j’ai particulièrement été attiré par les aspects ci-après :

-         Un groupe d’individus (six, pour être précis) s’arroge le droit de parler au nom de toute une communauté. De qui tiennent-ils ce droit ? Quelle est leur légitimité ? Qui ont-ils consulté ? Je parie que le pauvre berger Tutsi qui est dans le fin fond de Masisi ou dans le froid de Jomba ; la paisible paysanne qui est actuellement occupée à planter ses haricots au pied du Nyiragongo ; peut-être même mon ancien enseignant des mathématiques à Goma,  n’en sauront jamais rien.   Pourtant si demain une guerre éclate ; si demain des soi-disant leaders d’autres communautés décident de prendre le contre-pied des menaces à peine voilées qui y sont faites et d’attaquer, ce seront eux les premières victimes.

-          La récupération à je ne sais quelles fins d’une question qui, à ma connaissance, n’est que judiciaire : dans cette lettre, les auteurs font l’apologie des actes de Monsieur NTAGANDA, le traitent de « héro de la communauté », puis déduisent qu’il ne devrait pas faire l’objet d’un mandat d’arrêt ; que le poursuivre serait s’attaquer à toute sa communauté. Ils accusent les chancelleries occidentales, les ONG et les détracteurs de NTAGANDA de voir en ce dernier, non pas un officier de l’armée soupçonné de crimes, mais un Tutsi. Ma foi, je n’ai jamais entendu rien de tel. Evidemment, si cela était vrai, ce serait un excès condamnable. Mais le problème, c’est qu’ils ne citent aucun exemple concret, et se contentent de victimiser « leur » communauté, et de justifier les crimes que NTAGANDA pourrait avoir commis par la frustration.

-          L’impertinence : tout en reconnaissant que la responsabilité pénale est individuelle et que la CPI est une institution censée contribuer à la consolidation de la paix dans le monde, les auteurs s’emploient à démontrer que puisque NTAGANDA aurait joué un rôle « déterminant » dans le processus de paix à l’Est de la RDC, alors il ne mérité pas de faire l’objet de poursuite. Attendez ! Les crimes d’hier peuvent-ils s’absoudre par les actes de bonne volonté, ou même héroïques d’aujourd’hui ? Je ne vois pas comment. Et même en admettant que cela constitue une circonstance atténuante (ce que je ne pense pas), il faut bien se présenter devant le juge pour pouvoir s’en prévaloir, non !

-          L’ignorance : la lettre est adressée au Secrétaire Général des Nations Unies, que les auteurs qualifient de « garant de l’ordre public international ». A ma connaissance – corrigez-moi si j’ai tort – c’est plutôt le Conseil de sécurité qui joue ce rôle. C’est encore lui qui, juridiquement, est susceptible d’influencer dans un sens ou dans un autre le comportement du Procureur de la CPI. Simple erreur, ou indifférence de politiciens, préoccupés par le seul besoin de se donner une tribune ? Je vous laisse deviner…   

C’est ignoble

Bref, je trouve malheureux que d’une part l’on se dise victime de la discrimination, et que d’autre part on veuille défendre à tout prix un individu, peut-être par le seul fait qu’il appartient à « la communauté ». S’il ne doit pas être permis de partir d’un cas négatif pour criminaliser tout un groupe, il me semble qu’il ne doive pas non plus être permis de donner une caution communautaire aux actes ou à la situation d’un membre du groupe pris individuellement.

L’actualité c’est la « communauté Tutsi », mais Dieu sait qu’ils sont rares les Nord-kivutiens et les congolais, toutes ethnies confondues, qui résistent à la tentation du préjugé et de la généralisation abusive. Les gens identifient une personne à sa tribu ou à son origine ; ils la jugent comme telle et rapportent le tout sur son groupe, ou sa région, ou sa famille, … Mais seulement les mauvaises situations. Face à un interlocuteur donné, nombreux sont les congolais qui voient avant tout sa couleur ou son ethnie, plutôt que ses qualités ou ses défauts ; ses compétences ou ses faiblesses ; etc.

Ceci ne construit pas. Ceci ne nous élève guère. Bien au contraire. L’homme – Tutsi, Nande, Hunde, Nyanga, Rega, Hutu, Blanc ou Noir – s’en trouve réduit à sa plus petite expression. C’est l’occasion des frustrations, des méfiances, d’exclusions et autres choses de ce genre, dont les Congolais ne connaissent que trop les résultats.

Je pense que c’est des comportements à bannir. Peu importe qui en est l’instigateur ou la cible, je crois que les Congolais – et surtout la jeunesse – devrait prendre ses distances face aux gens qui, sans aucune légitimité, tentent de les entraîner dans des manœuvres sans lendemain en les opposants inutilement à leurs compatriotes, directement ou indirectement. L’acte d’une seule personne de mauvaise foi peut conduire à une catastrophe collective.
  

mardi 3 avril 2012

Psychose à Goma: une insurrection en préparation ?

Des informations plus ou moins concordantes circulent à Goma et ailleurs au Nord-Kivu au sujet de la "défection" d'un certain nombre d'officiers et de militaires anciennement membres du Congrès National pour la Démocratie et la Paix (CNDP), fidèles au Général Bosco NTAGANDA.

La société civile de Rutshuru, où une tension encore plus tendue est observée depuis dimanche 1er avril après-midi, confirme ces informations et parle de la concentration des anciens CNDP à Nyongera et Katale, et parmi eux plusieurs officiers des FARDC dont les Colonels MUHIRE et le Colonel MUGABO.

Pendant ce temps à Goma, la population est sur le qui-vive, et reste perplexe face aux nombreuses rumeurs au sujet de ces mouvements des troupes loyales au général recherché. On raconte que Monsieur NTAGANDA, pris de panique suite à l'imminence de son arrestation, aurait décidé de battre en retraite et menacé de reprendre les armes contre le Gouvernement si ce dernier venait à tenter de mettre la main sur lui.

Ces derniers jours, de nombreux défenseurs des droits humains qui ont osé demander l'arrestation de Monsieur NTAGANDA ont reçu des menaces directes et par téléphone de la part de personnes anonymes, mais dont tout porte à croire qu'elles sont liées au Général. Par ailleurs, certains officiers anciens membres du CNDP qui ont accepté de se rendre à Kinshasa sur invitation du gouvernement  feraient eux aussi l'objet d'intimidations et de chantage de la part des acolytes de Bosco NTAGANDA.

Pour revenir sur les cas de défection, nous avons nous-mêmes vu des jeeps des FARDC (armée régulière) dont les immatriculations et les identifications relatives aux régiments ont été manifestement enlevées. Fait anormal, et qui ne manque pas d'alimenter des rumeurs. La Radio OKAPI (   http://radiookapi.net/actualite/2012/04/03/rutshuru-la-rumeur-dune-defection-des-militaires-issus-de-lex-rebellion-du-cndp-agite-la-population/) a fait elle aussi état des rumeurs sur une éventuelle insurrection, ajoutant que des sources militaires les confirmaient.


Affaire à prendre au sérieux, ou simple chantage pour faire obstacle à l'arrestation de NTAGANDA ? A suivre...